Bosnie 95, prose pour Kilo Mike

 

A Liliana

 

Partir, partir vers la terre de ses ancêtres

Pour que cesse la guerre, dans l’Europe de l’est.

Etre conscient du danger, se moquer des risques,

Faire un testament, pour ses enfants, et s'en aller.

 

Ne part que l'agent secret volontaire… mystère du ministère.

Faire du renseignement au service des Nations ;

La mission : « sous une couverture Onusienne,

Assourdir les éclats d'obus dans de sales draps bleus »

 

(Que les journaleux et autres chroniqueurs du dimanche

nourrissent ici leur gazette, à l’abri des tasses de thé anonymes)

 

Un peu aider une population, ne pas la sauver.

Compatir et culpabiliser, juste la regarder mourir.

Pourtant, qu’elle meure ou survive sous les bombes,

Accomplir pour elle la mission de l’ombre :

 

Traquer, démasquer le criminel ethnocidaire, génocidaire,

En informer les instances parisiennes ;

Alors s’enorgueillir de l’ouverture d’une cellule de crise gouvernementale,

Le siège de Sarajevo mérite bien celui de l’hôtel Matignon.

 

Plus tard, voir la dérision inviter l’amertume à se moquer de l’ego,

Car que valent la sentence, la prison,

Quand un coupable de « crimes contre l’humanité » demeure glorifié par son peuple ?

 

15 septembre 2020 : bénir le pathétique coronavirus de rendre Justice.

 

© Clovis 2021

 

* Pour un autre témoignage, suivre "ce lien qui unit les frères d'armes" : livre de Guillaume ANCEL "Vent glacial sur Sarajevo".

 

 

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